La santé mentale : une priorité en matière de droits de l’homme

Publié le : 06 mai 20223 mins de lecture

La célébration de la Journée mondiale de la santé mentale est une initiative de la Fédération mondiale pour la santé mentale (FMSM) et est célébrée dans plus de 100 pays. Bien qu’il s’agisse d’une réalité qui a toujours accompagné toutes les sociétés et les nations, il est également vrai qu’aujourd’hui elle est particulièrement actuelle et présente, devenant l’une des grandes épidémies qui menacent les personnes, les familles et les populations. Le défi consiste à donner une réponse juste et actuelle.

Une épidémie mondiale

En dehors de vos frontières, le problème prend des dimensions difficiles à mesurer. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 450 millions de personnes dans le monde sont touchées par des problèmes mentaux, neurologiques ou comportementaux et que 873 000 personnes se suicident chaque année. Dans son plan d’action pour la santé mentale, elle met en garde contre l’impact du problème à l’échelle mondiale.

La mauvaise santé mentale est une véritable urgence sociale et sanitaire : 25 pays n’ont pas de législation en la matière, 41% n’ont pas de politique définie en matière de santé mentale, dans plus de 25 centres de santé les patients n’ont pas accès aux médicaments psychiatriques essentiels et 70 pays comptent moins d’un psychiatre pour 100 000 personnes.

Les troubles mentaux

Les troubles mentaux touchent le plus souvent les populations défavorisées sur le plan intellectuel, culturel et économique. Des millions de personnes sont confrontées aux conséquences d’une mauvaise alimentation, des conflits armés, ainsi que des catastrophes naturelles avec leur taux élevé de maladie et de mortalité. Ces scénarios ont un impact immédiat sur la santé mentale, dans de nombreux cas affaiblie dès l’enfance et difficile à récupérer.

Un exemple en est le récent rapport de Save the Children qui met en garde contre les dommages potentiellement irréversibles subis par les enfants après six ans de guerre en Syrie. On parle de la perte de la santé d’une génération entière. Des situations similaires se répètent dans le monde entier.

Mesures universelles

Tous les pays convergent sur la nécessité de trois lignes d’action :

  • Identification et surveillance spéciale des groupes et des populations qui nécessitent des protocoles de soins urgents.

Sans aucun doute, la détection précoce des maladies

  • Garantir un système de santé de soins intégraux pour les patients et leur famille immédiate.
  • Promouvoir la diffusion d’une véritable éducation sanitaire, fondamentalement en ce qui concerne la consommation de drogues et d’alcool, ainsi que la promotion de modèles de vie sociale, familiale et professionnelle qui assurent la croissance et l’intégration de tous les individus.

L’objectif est ambitieux : éliminer la souffrance et la marginalisation des citoyens souffrant de ce type de maladie.

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