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La dépression périnatale : conséquences et facteurs de risque

Un jour, fous faites le test de grossesse et il s’avère que vous êtes enceinte : quelle bonne nouvelle ! Mais en y réfléchissant, la joie de la grossesse peut être dépassée par une série de pensées qui envahissent votre tête et peuvent conduire à une dépression périnatale.

Serai-je une bonne mère, mon fils réussira-t-il, et si je ne suis pas la mère qu’il mérite ? Je dois l’aimer à la folie, si je ne le fais pas, je serai la pire mère du monde ! Vous commencez à vous sentir mal. Petit à petit, la tristesse commence à vous enhahir.

Mais si la grossesse est censée être une période de bonheur et de joie, y a-t-il quelque chose qui ne va pas chez moi ? Pourquoi je me sens comme ça ? Je vois toutes les autres mamans heureuses et cela ne fait que renforcer ma tristesse…..

Qu’est-ce que la dépression périnatale ?

La dépression périnatale comprend deux types : la dépression prénatale, qui survient pendant la grossesse, et la dépression postnatale, qui peut survenir après l’accouchement ou au cours de la première année suivant la naissance. Lorsque cela se produit, la mère se sent triste, confuse et seule. Il est très important de chercher du soutien, tant auprès de nos proches que de professionnels.

Ce problème affecte un nombre considérable de femmes, entre 10 et 15 % des mères souffrent de dépression périnatale.

Mais comment faire la différence entre une tristesse occasionnelle ou temporaire et une dépression ? Dans ce dernier cas, la gêne sera plus intense, elle se produira plus fréquemment dans le temps et pendant une période plus longue.

Plus précisément, les mères souffrant de dépression périnatale se sentent déprimées ou tristes pendant deux semaines ou plus. À cela s’ajoutent l’anxiété, les difficultés à s’endormir ou, au contraire, le fait de trop dormir. On observe également des changements d’appétit et des difficultés de concentration.

Mais pas seulement, elles se sentent plus irritables et nerveux. La vie n’est plus aussi agréable qu’avant et elles se désintéressent des relations sociales : amis et famille.

Des pleurs incontrôlables et des sentiments de désespoir apparaissent. Il ne faut pas oublier les sentiments de culpabilité et d’autodépréciation qu’éprouveront ces mères, puisqu’il est socialement établi que l’on doit être heureux à cette étape de la vie.

Facteurs de risque de la dépression périnatale

Heureusement, toutes les femmes enceintes ne souffrent pas de dépression périnatale, et le fait qu’elles en souffrent ou non dépend d’un certain nombre de facteurs. Celles-ci peuvent être sociodémographiques, psychiatriques, biologiques, médicales et personnelles. Comme vous pouvez le constater, ils ont une origine très variée.

L’anxiété pendant la grossesse est un facteur de risque de dépression périnatale. Une anxiété qui peut naître de différents événements stressants, comme la perte d’un emploi, un divorce, le décès d’un membre de la famille ou un rythme de vie très exigeant. D’autre part, si la mère a déjà souffert de dépression auparavant, cela constitue également un facteur de risque.

Le manque de soutien social, notamment de la part du partenaire, est un autre des facteurs de risque les plus influents. La violence domestique a le même effet. En outre, le statut du partenaire (s’ils vivent ensemble ou non, s’ils sont fiancés ou non, etc.) peut également jouer un rôle. Le fait que l’enfant soit désiré ou non peut également être un facteur de risque.

Conséquences de la dépression périnatale

En connaissant les facteurs de risque associés, il est possible d’effectuer des travaux de prévention et de traitement. De cette manière, le nombre de femmes souffrant de dépression peut être réduit.

Ce sera non seulement un avantage, car cela réduira l’incidence des cas, mais cela éliminera également certains des « effets secondaires » nocifs associés à ce type de dépression. Par exemple, la dépression périnatale influencera à la fois le développement du bébé et la qualité de la relation mère-enfant.

Les mères déprimées croient que leurs compétences et leurs performances parentales sont faibles et le signalent, contrairement à celles qui ne sont pas déprimées. En outre, elles sont moins positives et interagissent moins avec leur bébé, une interaction pourtant essentielle au bon développement des enfants.

Il a été démontré que ces enfants sont moins réactifs, moins habiles à interagir avec leur mère et évitent le regard, ce qui est lié à la théorie de l’attachement. Même si l’état de la mère s’améliore, à long terme, ces enfants peuvent avoir de moins bons résultats scolaires et des difficultés dans leurs relations sociales.

Compte tenu des conséquences que peut avoir la dépression périnatale, il est important d’allouer des ressources pour la prévenir et la traiter de manière appropriée.

Actuellement, une grande attention est accordée à la santé physique des mères pendant la grossesse. Mais il est nécessaire de souligner que leur santé mentale joue également un rôle important qui ne peut et ne doit pas être négligé, en l’incluant dans le suivi de la mère enceinte.

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